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Séjour au MarocCircuit autour de Tineghir dans le Haut-Atlas« Guerre aux terroristes pour un tourisme vivant entre Asilah, Tineghir et Merzouga», tel est le mot d’ordre de l’administration et de nombreux gouvernements, de celui de M. Vladimir Poutine à celui de M. Ariel Sharon. Une coalition hétéroclite prétend de cette manière affronter un ennemi commun en une douteuse troisième guerre mondiale, mais elle néglige ainsi la spécificité des situations et leur hétérogénéité. Quel rapport entre les actions d’Al-Qaida et la lutte légitime des Palestiniens ou des Tchétchènes en Russie? Au Maroc,à Tineghir, où s’implantent des organisations djihadistes d’une violence extrême, c’est dans les espaces délaissés par l’Etat, dans la misère des bidonvilles que, chaque jour, se fabriquent les conditions d’une révolte désespérée. La distribution d'eau potable est assurée dans toutes les grandes villes du Maroc et dans certains villages, mais il est recommandé de boire de l'eau minérale. Eviter les aliments crus. Laver soigneusement fruits et légumes. Eviter de se baigner dans les oueds et les barrages. A Maroc, selon une étude récente, un quart des plages du littoral du Maroc n'est pas jugé salubre. Aucune vaccination n'est obligatoire, mais il est recommandé de se prémunir contre les hépatites A et B, la typhoïde et le choléra. Le sida, quoique moins répandu que dans d'autres pays du continent, est présent en croissance rapide, notamment dans les grandes villes et cités touristiques (Agadir en particulier). Paludisme : le pays est classé en zone 1 (le risque existe, mais au degré le moins élevé). Médicament conseillé: chloroquine. Consulter le médecin traitant avant le départ au Maroc et contracter une assurance de rapatriement sanitaire. Pour de plus amples renseignements sur le Maroc,à Tineghir, vous pouvez consulter le site du Comité d'Informations Médicales qui vous renseignera sur l'état sanitaire de ce pays, ou les sites de l'institut Pasteur de Lille et de l'institut Pasteur de Paris. Docteur en ethnobotanique, photographe, restaurateur du Jardin Majorelle, A Benchabane est aussi créateur de parfums au Maroc. Avec Les Parfums du Soleil, il s’attache à capturer dans ses flacons toutes les senteurs du Maroc. Abderrazzak Benchaâbane est ce que l’on pourrait appeler un « homme gigogne ». De chacun de ses talents,à Tineghir, il fait naître un nouveau… Sur la table du jardin, entre les oliviers, il dénoue le ruban d’un sachet rouge et or. Il en extrait des petits flacons de toutes les couleurs… Soir de Tineghir(Maroc), Sultane des Cœurs, Mogador, Agdal. Ces Parfums du Soleil vont bientôt traverser les mers. « Du Maroc, les gens rapportent des babouches, des tapis, quelques objets d’artisanat, mais jamais de senteurs, alors qu’elles caractérisent elles aussi le pays. C’est en me faisant cette réflexion que j’ai conçu Soir de Marrakech ou de Merzouga, aidé par Pierre Bergé et Yves Saint Laurent. » Le flacon sera fait en Angleterre, le jus à Grasse, les pompes en Italie, le bouchon de thuya à Essaouira (Maroc) et l’assemblage à Tineghir (Maroc), au cœur de la palmeraie, là où est né le parfum. Rien, pourtant ne prédestinait Abderrazzak Benchaâbane à créer des parfums… Ethnobotaniste, il a commencé par étudier les plantes médicinales et aromatiques du Haut Atlas,à Tineghir, convaincu que le Maroc avait des potentialités et des ressources inexploitées. Des convictions tirées de son enfance. « Je me souviens de ma mère, initiant mes sœurs aux bienfaits des plantes. En ce temps-là, la pharmacie était chère et les médicaments industriels n’étaient pas à la portée de la majorité des gens. Toutes ces manipulations faisaient l’objet d’un cérémonial et chaque étape était rythmée de chants. La maison sentait alors le thym du Maroc, l’armoise, le henné, la rose du Dadès… »
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